Autodidacte et éclectique sont les premiers mots qui viennent à l’esprit pour brosser le portrait du peintre Jean-Claude Lesguillon.
Il a peut-être aussi, tout jeune, hérité de son grand père, « prix de Rome 1910 », un goût prononcé pour la couleur qui l’orientera dans son apprentissage de la peinture décorative.
Formé par des artisans italiens, il apprend le métier du glacis, du trompe l’œil et autres faux bois ou faux marbre.
Passant allégrement de la peinture aux mosaïques antiques, on lui trouve, quelques années plus tard, une vocation de chineur  éclairé.
Cette enjambée loufoque de l’antiquité à la brocante (…) influe sur  son travail pictural d’alors qui met en scène des détournements d’objets et conjugue des mariages improbables de matériaux.
A ce point du parcours le peintre se joue de la perspective pour construire son ouvrage. Ses compositions bousculent la géométrie :  tantôt strictement circulaires, parfois anguleuses ou accidentées.
En regardant ses tableaux, impossible de refuser l’invitation et de le suivre dans ses envolées colorées jaune, rouge, bleu, vert… Il a la capacité de convoquer les couleurs rebelles, de les modérer et parvient à les faire cohabiter dans un même espace.
Jean-Claude Lesguillon  recrée là (peut-être) la mosaïque des couleurs qu’enfant il lorgnait dans son kaléidoscope.

[box type= »info » style= »rounded » border= »full »]jusqu’au 14 octobre 2011[/box]